Qui suis-je ?

Jean-Luc Thomas, journaliste au quotidien L’Equipe, écriva(i)n(t) paresseux et mélancolique.

Mais ce blog n’existerait pas pour ces seules raisons. Ma passion pour la musique, ou plutôt ma vieille addiction au tango, s’est élargie au fil du temps en une immense attraction pour la culture populaire argentine où le football turbulent tient table ouverte -la cuisine y est inégale-. Elle a fait que j’ai eu envie de partager sur la toile tout ce que ce pays m’a offert depuis août 1990, date de mon premier voyage à Buenos Aires (beaucoup d’autres ont suivi).
J’y ai fait des rencontres, noué des amitiés, aimé chaque jour un peu plus cette poésie, cette musique, cette danse, cette Argentine qui fête son bicentenaire en 2010.

En entretien avec le poète Enrique Cadicamo chez lui à Buenos Aires, en compagnie de mon ami Francis Huertas, à gauche (Photo L.C)

Je ne suis pas devenu argentin mais j’aime à dire comme un certain auteur aussi Monumental que le stade de River Plate, que « je suis né dans une autre ville qui s’appelait aussi Buenos Aires ». Ailleurs et ici même, au coin de Corrientes y Esmeralda, à l’angle de San Juan y Boedo, à Limoges, terre de granit et de grands arbres anarchistes.

Très vite, j’ai eu envie d’écrire sur ce tango dont l’histoire a été formidablement documentée par les Argentins eux-mêmes, de quoi rendre modeste l’ignorant que j’étais, que je demeure (allons, pas de fausse modestie, j’ai bien appris deux ou trois choses en route…). Jusqu’à admettre que l’on pouvait voyager en confiance sur les territoires du coeur, que je n’étais donc pas obligé de me faire historien, que le tango pouvait se partager à voix douce ou fortissimo, verre en main, hincha de Troilo, Piazzolla, Goyeneche, Sosa, Juarez, Rinaldi… y tantos otros.

Buenos Aires, café Tortoni. J'avais invité le poète Hector Negro (au centre) et l'entraîneur des champions du monde 1978, César Luis Menotti, à échanger sur le tango et le football. Il nous fallut l'après-midi (photo L.C.)

Le foot? Je n’en suis pas connaisseur, pas fan. Mais le tango ratisse large, le tango est la vie même, alors il a chanté la vie telle qu’elle est à Buenos Aires. Donc, le foot, les chevaux, la boxe… y tantas otras cositas. Et cette façon de voir, pardon, d’écouter le foot, a ravi ma nostalgie. C’était tellement plus que le foot. Sans même parler de tout ce que vous connaissez déjà : les amours, les amis, les emm… Oui, cela ressemble à du Aznavour dont de lointains cousins ont une concession toute proche du caveau de Gardel au cimetière de Chacarita. Il n’y a pas de hasard, « le tango sait attendre » et on ne lui échappe pas. Aznavour, comme Juarez, a des caillots de tango dans les veines et Eduardo Arolas est mort de tuberculose à l’hôpital Bichat. La vie même.

J’en suis là, au milieu de cette grande histoire d’amour pas encore déçue. J’ai finalement écrit quelques livres (*), pris une caméra, écouté, filmé ceux qui vivent le tango, renommés ou parfaits anonymes. Je voulais vous les présenter sur ce blog. Je voulais vous dire que j’aime aussi beaucoup le basket-ball et la boxe (autres vices) dont la tradition est également très forte en Argentine. Ces sports là font clin d’oeil à ces « yanquis » tant détestés pour de très justes raisons, et pourtant, à bien des égards, si proches: frères immigrants qui après nous vivrez… J’ai parlé d’homme à homme. Marchons.
JLT

(*): « Chemins de tango » (ed. Atlantica), « Footango, les muscles du tango » (Ed. Atlantica), « Tango, du Danube à La Plata » (Ed. Atlantica), « Tangos » (Ed Solar)

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Un commentaire

  1. Rhaaa lovely… Il est là mon Jean-Luc… Magnifique…


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